William BLAKE – Les Portes du Paradis (1793)

« William Blake (1757-1827) ne voulait pas que son œuvre fût un divertissement et il préférait le respect à la gloire terrestre. Il n’attendait rien de ceux qui vivaient en même temps que lui parce qu’il ne cherchait ni à les étonner ni à les séduire. Il ne comptait pas davantage sur la postérité. Peu lui importait que son œuvre pérît ! Il l’a élaborée avec une peine infinie, mais sans but précis. Il ne pouvait probablement pas faire autrement. »
— Philippe Soupault, William Blake, Paris, 1928.
Dans Blake, sa biographie du poète britannique, Peter Ackroyd nous rappelle que « dans l’imagination visionnaire de William Blake, il n’y a ni naissance ni mort, ni début ni fin, seulement le pèlerinage perpétuel dans le temps vers l’éternité ». Et ce qui est vrai pour les œuvres célèbres de l’artiste de Lambeth l’est également pour Les Portes du Paradis. En introduction, un bébé dort dans un cocon tandis qu’à la fin un vieillard franchit le seuil obscur de la Porte de la Mort. Mais ce cycle ordonné et précis n’est peut-être qu’illusion.


Nouvelle traduction de Vincent Capes
ISBN : 978-2-9585353-7-7 | 2024 | 7 €
10,5 x 17 cm | 60 pages | 23 illustrations | 250 ex.
ÉPUISÉ