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HACKER LE RÉEL

juin 3 @ 18 h 30 min juin 4 @ 14 h 00 min

Il faut crier l’absolue nécessité de profaner à nouveau pour retrouver le sens du sacré et du sacrilège. Décoloniser l’Imaginaire. Créer un contre-sort face à la Société du Spectacle. Un talisman contre le Spectacle Intégré. Un charme occulte de désenvoûtement, exorcisme contre la magie noire du technocapitalisme.

Les collages, le montage, la poésie, la musique, les rituels, toutes les altérations et les petites transes spontanées sont autant de moyens de libérer les puissances de l’imagination active et de court-circuiter le réel imposé par les systèmes de domination. Des stratégies de combat contre leurs fétiches et leurs hypnoses. Une façon de nous rendre disponible au monde oraculaire. « La grande affaire, une fois le patronat joyeusement défenestré et les mineurs aux commandes de la fonderie, n’est plus de fondre du Plomb, mais de le transmuer en Or. » —ARK

Programme complet PDF

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Vendredi 3 décembre de 18h30 à 23h00

18h30 Présentation des éditions Anima (Infoshop)

19h La Coquille & la Clergyman

Un film de Germain Dulac sur un scénario d’Antonin Artaud (40 min – Nadir)

20h20 Le Débat du cœur

Lecture performée par Virginie Di Ricci (1h – Nadir)

Évocation et invocation de Colette Thomas, performée par Virginie Di Ricci

Lumière et son – Jean-Marc Musial.

« Car la Voix est femme, mais n’existe pas. »

« Les textes de Colette Thomas présagent la formation d’un autre univers » a écrit Antonin Artaud. « Nous avons déjà vaincu évidemment mais personne ne le sait » a écrit Colette Thomas. 

Entracte (petite restauration sur place)

22h – Anatomie par Helena Patricio (15 min – Nadir)

Être toi, Hans Bellmer ! Entre désarticulation et inquiétante étrangeté, Helena Patricio propose une variation autour de deux poèmes bellmeriens. Polyphonie et excès anatomique, parfois grotesque, assurément monstrueux… Rien de moins que la prétention à inventer des désirs !

Actrice, contorsionniste et performeuse, Helena Patricio cofonde en 2014 le Château H, fabrique artistique underground dans la région de Toulouse.

22h22 – Hurlements en faveur des chamanes nues

Concert de Concert de Nanook & the Huskies (45 min. – Nadir)

John Menoud – sax, appeaux, objets | Anouk Molendijk – voix | Nadan Rojnic – percussions

« rompant avec toute tradition dramatique, une pièce anonyme composée de courtes vociférations, avec des appels au meurtre et des mots d’ordre conçus pour un peuple de fin du monde. Quand je dis peuple de fin du monde je pense avant tout à un auditoire de chamanes ou d’insectes, principalement femelles et mentalement hors limites. […]

CELLE QUI DÉSARTICULE LE LANGAGE EN TOI, ENFLAMME-LA ! CELLE QUI CHANTE DERRIÈRE TOI, ENFLAMME-LA ! NE MARCHE PAS SANS FLAMME EN TOI ! » — Antoine Volodine, Frères sorcières

Prenant racine dans l’improvisation libre de Han Bennink ou Peter Brötzmann autant que chez Diamanda Galás ou Lydia Lunch, ce trio helvétique s’inspire de la musique rituelle et des cérémonies chamaniques d’extrême orient. Ils rendent ici hommage à l’univers post-exotique d’Antoine Volodine, ainsi qu’à la prose vociférante, politique et mystique de la mystérieuse poétesse Maria Soudaïeva.

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Samedi 4 décembre – Tout au long de la journée

10h-12h & 13h-15h Tarot de Marseille (20 min. x 8 – Hors les murs)

Concert pour auditeur unique par Laurent Estoppey (sur inscription)

Tarot de Marseille est un solo de saxophone pour un auditeur ou une auditrice seule. C’est une pièce pour saxophone soprano composée par Charles Dakin. Elle consiste en 22 parties, correspondantes aux arcanes majeurs du Tarot, dont l’ordre est défini par l’auditeur lors d’un tirage préalable.

Cette pièce peut être jouée dans des lieux privés ou publics. De cette manière, chaque concert est unique et entièrement gratuit. Inscrivez-vous ! inscription@antrepeaux.net

14h Häxan de Benjamin Christensen (1h44 min. – Nadir)

Présenté à la manière d’une conférence, Häxan est un film-documentaire sur la sorcellerie, de l’antiquité à la période contemporaine du film (1922). Du sabbat des sorcières aux interrogatoires de l’inquisition, les illustrations classiques prennent vie dans des visions spectrales inquiétantes utilisant tous les effets spéciaux disponibles à l’époque.

16h30 Table ronde autour du Tarot de Charles Dakin
par Laurent Estoppey 30 min. – Haïdouc

Un moment de partage avec les différents participants.

17h17 Ibaïlingba (45 min. – Haïdouc)

Projection de films d’Antoine Mocquet

Glanées, chipées, cueillies ici ou là lors de ses voyages et déambulations un peu partout, Antoine Mocquet a emmagasiné quantités d’images qu’il va libérer de leur fonction narrative et du souci d’utilité, allant jusqu’à privilégier le déchet et le rebut. Fortement influencé par la pensée orientale (il s’intéresse aux médecines chinoises et japonaises, pratique le shiatsu), il utilise le Yi-Jing pour choisir les plans qu’il devra monter. Les moments de la vie quotidienne saisis par l’œil de sa caméra sont des bourgeons de printemps qu’il a laissé germer dans ses archives et va faire éclore sa table de montage pour les laisser s’épanouir dans la mémoire du spectateur. Le cinéma envisagé un peu comme un art floral. La vie s’écoule par tous les pores de cette série de miniatures filmiques fragiles et précieuses, dans laquelle sont favorisées les associations d’idées, les collisions façon collagistes, la liberté d’interprétations face à la tyrannie du sens, privilégiant les sens, les liens. Un cinéma de poésie plutôt qu’un cinéma de prose. Ibaïlingba, c’est un peu comme si Jonas Mekas avait travaillé avec les outils de John Cage pour accoucher de haïkus visuels. Antoine Mocquet est une sorte de Bashō du cinéma.

19h De petites chansons toutes craintives de l’aube (45 min. – Haïdouc)

Projections de courts métrages de Vincent Capes 

Ça parle encore une fois de cinéma, de mémoire, d’hallucination, de voyage, de rêve, de fantômes et de fantasmes, de Nekyia, de la fonction de l’art et de l’acte de création, ça convoque Agamben, Quignard ou encore Derrida. 

« nul ne me connaît je parle la nuit

nul ne me connaît je parle mon corps

nul ne me connaît je parle la pluie

nul ne me connaît je parle les morts » — Alejandra Pizarnik, Textes d’Ombres

Entracte (petite restauration sur place)

21h Quatrains-Propagande

Lecture de Guillaume Boppe (20 min. – Nadir)

Guillaume Boppe est né en 1975 et est poète. Depuis quelques années, il travaille régulièrement à ce qu’il nomme les « Quatrains-propagande », inspirés des Slogans de Maria Souadïeva, dans lesquels il fait fait entrer en collision la poésie et les discours de dictateurs, faisant ainsi crisser le réel dans les rouages de notre perception à la manière de la scène industrielle. En compagnie d’Enver Hoxha, Mao Zedong, Chiang Ching, Ahlam al-Nasr, Jules César… Quand la poésie se fait diktat et évasion, quand l’évasion se fait diktat et poésie, quand le diktat se fait évasion et poésie.

« Censure les poèmes venus de l’enfer !

Viennent les poèmes censurés de l’enfer !

Viennent les censures de l’enfer poème !

Censure l’enfer des poèmes venus ! »

21h21 – Obscurum per Obscurius (1h – Nadir)

Concert de Michaël Grébil Liberg — Cetera, oscuratronics

La musique de Michaël Grébil-Liberg, influencée aussi bien par Brian Eno et les frippertronics que par la musique médiévale et baroque, se compose de strates sonores, de boucles asymétriques, d’envolées lyriques et tragiques. Elle nous transporte dans les endroits secrets de notre psyché. Envoûtante et unique, en appelant à la tradition aussi bien qu’à l’expérimentation, sa musique nous entraîne aux confins du son, nous invite à un voyage immobile intérieur, à la rencontre de notre inconscient. Fermez les yeux, c’est de l’autre côté de la vie.

22h30 – Mix DJ Mucha Muchacha (1h30 – Nadir)

La soirée se terminera en beauté par un mix de DJ Mucha Muchacha (aka John Menoud). Connu pour dénicher des perles obscures et oubliées des musiques afro-américaines et caribéénnes, de la soul, de la folk, de l’exotica, du surf, du rock ‘n’ roll, du rhythm & blues, du doo-woop aussi bien que de la pop italienne des années 50 et 60…), John puise dans les folklores modernes connus ou obscurs du Moyen- Orient, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, avec un goût prononcé pour les voix de femmes. Il aime faire voyager les auditeurs et raconter des histoires dans ses mix. “Danceable, undanceable but always wet.”

€4

Antre Peaux, 24-26 route de la Chapelle, 18000 Bourges