Chargement Évènements

« Tous les Évènements

  • Cet évènement est passé

Rituels au Château H

avril 29 @ 18 h 00 min 23 h 00 min

VENDREDI 29 AVRIL

18h Vernissage Exposition

20 h Projection 4 courts métrages de Vincent Capes

Durée : 45 min.

Vincent Capes a une production artistique généreuse mais discrète, à tel point que certains ne connaissent pas son travail plastique ni ses films. Il a réalisé plus d’une trentaine de films indépendants depuis le début des années 2000, dans des genres aussi différents que la fiction, le documentaire, le film expérimental et l’animation. Il édite des DVD et des livres, dont les Œuvres d’Austin Osman Spare traduites en français par Philippe Pissier et incluant une préface inédite d’Alan Moore. Travaillant régulièrement avec des musiciens en France, en Belgique, en Suisse et aux États-Unis, il crée en 2011 le label Thödol dédié aux musiques d’avant-garde, expérimentales et improvisées. Le catalogue du label contient une quarantaine de disques et des coffrets.

Il est aussi collagiste et a pris part à nombre d’expositions, de ciné-concerts et de festivals depuis les années 2000. Défendant avec ferveur toute forme de transmission, il donne des cours de cinéma depuis 2006 et s’occupe des projections mensuelles appelées Hors-Zone au cinéma Le Sémaphore à Nîmes qui donnent lieu à un corpus de textes critiques, des essais et des vidéos d’analyses consultable en ligne.

21h Performance de Helena Patricio & Sotho Houle

Durée : 15 min.

Rituel à la chambre : Magie sexuelle et terreur nocturne. Le rituel ouvre avec un poème de la grande prêtresse occultiste  Maria de Naglowska. Emprise et fantasmagorie. Les ombres et le lit prennent vie de manière cauchemardesque. La pièce se transforme en séquence de Giallo mystique. Gants noirs, éclairage psychédélique et victoire de l’obscur !

Actrice, contorsionniste et performeuse, Helena Patricio fonde en 2014 avec Sotho le Château H : une fabrique artistique underground dans la région de Toulouse. En parallèle de son parcours cinématographique dans des séries A, B et Z, elle se produit régulièrement avec la Cie Exos.

21h21 Concert Nanook & the Huskies

Durée : 40 min.

John Menoud est un hermite qui n’appartient pas à notre époque. Amoureux de chanteuses de Boléro cubaines, d’actrices déchues d’Hollywood et des femmes dissidentes du Surréalisme, ses guides spirituels sont Georges Bataille, Antonin Artaud et Claude Louis-Combet. Obsédé par la cuisine italienne, la musique afro-américaine, les musiques traditionnelles et obscures du monde entier, la magie, le voodoo et l’alchimie, il plonge ici dans les poèmes de Maria Soudaïeva et l’univers post-exotique d’Antoine Volodine, accompagné de ses acolytes les plus proches. L’improvisation libre que nous propose le trio prend racine dans la musique rituelle et la transe magique.

John Menoud – sax, appeaux, objets

Anouk Molendijk – voix

Nadan Rojnic – percussions

________________________________________________________________________________________________________

SAMEDI 30 AVRIL

19h Nuit de l’Enfer

Virginie Di Ricci lit Arthur Rimbaud

Durée : 20 min.

Dans cette performance à caractère sonore et vocal, Virginie Di Ricci, actrice, dramaturge et monteuse, revisite et incarne dans une joie terrible Nuit de l’Enfer, extrait d’Une Saison en Enfer du poète rebelle Arthur Rimbaud. Elle a co-fondé le laboratoire de recherches et créations scéniques Terribilità avec Jean-Marc Musial.

Depuis 1999, elle se confronte régulièrement seule en scène au Van Gogh, le suicidé de la société d’Antonin Artaud, et propose depuis 2013 des percées vocales sous forme de conférences/lectures dans les derniers Cahiers d’Ivry parus en 2012, et a publié dans les Cahiers Artaud.

20h Courts métrages Potemkine

Présenté par Maxime Lachaud

FIREWORKS (1947 | 20 min) de Kenneth Anger
« Un rêveur insatisfait se réveille, erre dans la nuit à la recherche d’une « lumière » et passe par le chas de l’aiguille. Un rêve d’un rêve, il retourne se coucher, moins vide qu’avant. » — Kenneth Anger
LOGORRHEA (2020 | 4 min) de Maxime Lachaud
Mélange d’archives allant des années 20 aux années 80, Logorrhea est un exercice purement sensoriel et éthéré. Et aussi très déstabilisant !
THE GRANDMOTHER (1969 | 34 min) de David Lynch
Un jeune garçon découvre une étrange graine qui, grâce à ses soins, se développe en cocon géant donnant naissance à une grand-mère, lui permettant de trouver une échappatoire à la tyrannie de ses parents.
SIX MEN GETTING SICK (1967 | 4 min) de David Lynch
Premier film de Lynch, ce film d’animation, réalisé l’année de ses 20 ans, mixe trois supports affectionnés par Lynch : peinture, cinéma, sculpture. Il témoigne de ses recherches esthétiques déjà déroutantes.
SOLEIL (1976 | 17 min) de Pierre Clémenti
Pierre Clémenti raconte sa vie de bohème avec mélancolie. Ses années d’emprisonnement en Italie, sa mère adorée, les rues de Paris, Marie-Laure de Noailles… Comme si Rimbaud s’était saisi d’une caméra. Clémenti écrit : « Ce dernier film est celui que je préfère… J’ai laissé ma plume au vestiaire le jour où les mots se sont envolés, le jour où les mots ont perdu leur sens. »

22h22 Concert Obscurum per Obscurius Oscuratronics par Michaël Grébil Liberg

Durée : 45 min.

La musique de Michaël Grébil-Liberg, composée de strates sonores, de boucles asymétriques, d’envolées lyriques et tragiques, nous transporte dans les endroits secrets de notre psyché. Envoûtante et unique, en appelant à la tradition et à l’expérimentation, sa musique nous entraîne aux confins du son, nous invite à un voyage immobile et intérieur, à la rencontre de notre inconscient. Fermez les yeux ; c’est de l’autre côté de la vie.

Michaël Grébil-Liberg — Cetera, oscuratronics