VERNISSAGE – Estelle Brun

Exposition du 3 avril 2018 au 5 mai 2018

Entrée libre


Interrogeant l’imaginaire de chacun par le biais de ses perceptions, Estelle Brun déploie un univers singulier empreint de surréalisme où s’interpénètrent les images populaires et les mythes, en utilisant une iconographie issues de ses propres rêves, de l’histoire de l’art ou d’internet auxquelles elle insuffle poésie et fantaisie (1).
Collagiste dont les médiums et les techniques aiment à s’associer, se rencontrer, se provoquer parfois, les images et objets qu’elle crée plongent le spectateur dans un univers onirique et surprenant où des mondes et espaces s’entrechoquent, où s’opère des déplacements de sens. Son mode de liaison des éléments, constitué de rapprochements inédits toujours susceptibles de s’inverser en leur contraire, vise à retourner notre perception du monde comme on le ferait d’un gant.
« …le réseau spatial et temporel des œuvres d’art est, entre le monde et l’homme, une médiation qui conserve la structure du monde magique. »(2)
Dans cette relation, c’est l’homme et le monde qui se révèlent conjointement.

1 : fantasie : terme issu de l’anglais fantasy : «imagination». Genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments surnaturels qui révèlent souvent un mythe et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie, parfois des esprits.
2 : Du mode d’existence des objets techniques. P184, Simondon


Diplômée des Beaux-arts de Nîmes en 2006, Estelle Brun développe une création pluridisciplinaire en questionnant notre perception du monde et sa représentation. Sa pratique s’articule autour de différents médias tels que la gravure, le dessin, l’aquarelle, la vidéo ou le volume qu’elle confronte dans ses installations.
Elle a collaboré plusieurs années avec l’association Venus d’Ailleurs au sein de laquelle elle a participé à de nombreuses éditions.Elle a exposé en France et à l’étranger (Paris, Montpellier, Uzès, Bruxelles, Liège, St-Paul-Trois-Châteaux, et Nîmes à plusieurs reprises).
Elle a publié plus d’une dizaine de livres d’artistes (L’imitation instinctive en 2011, tiré à 5 exemplaires aux éditions Venus d’Ailleurs, Ca bouge en 2010 tiré à 300 exemplaires, Petit Lux d’Eros et d’Erato, thaumatropes solaires en tirage limité en 2010, Morceau choisi en 2008, L’An Vert publié par l’Ecole des Beaux Arts de St Etienne en 2006…).
Elle a réalisé plusieurs films d’animation (L’Animus et l’Anima en 2011, Octobre en 2010, Lapsus en 2008, Le presbyte n’a rien perdu de son Karma en 2007, Ni le jardin de son éclat en 2005…) tous édités en DVD. Egalement intervenante artistique, elle mène des ateliers pédagogiques vidéo avec l’association Anima, où elle propose théorie et pratique et aide à la mise en œuvre de projets artistiques.


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Le site d’Estelle Brun