LECTURE Pier Paolo Pasolini par Virginie Di Ricci

Entrée libre

Venue lire des extraits de Jarry au Périscope en 2014 en compagnie de Pacôme Thiellement, Virginie Di Ricci revient à Nîmes pour une soirée percutante et bouleversante où elle lira des textes du réalisateur et poète engagé Pier Paolo Pasolini.

La lecture sera précédée de la projection du film « Calderon » de Jean Marc Musial (34 min. – 2001 – 16 mm)


Virginie Di Ricci, est née à Roubaix. Après des études d’Histoire et le conservatoire d’art dramatique de Lille, elle rejoint le studio de recherche théâtrale de Jean-Marc Musial en 1995, en tant qu’actrice, dramaturge et monteuse. Ils orientent leurs recherches et leurs pratiques vers le théâtre-cinématographe et synthétisent leurs recherches dans un gigantesque Happening à 360° : STRASZNY ! (Intolérable ! en polonais), oeuvre/manifeste jouée dans l’ église Ste-Marie Madeleine de Lille (église circulaire du XVIIe siècle). Un long métrage noir et blanc 8mm sert de partition visuelle aux acteurs qui interviennent dans le hors-cadre que crée le principe de projections multiples. Acteurs et spectateurs se trouvent immergés dans un carrefour des songes, un trou dans le réel. Cette oscillation entre la pellicule et l’acteur physiquement présent libère l’acteur de sa condition et lui ouvre de nouvelles perspectives : la simultanéité, l’interchangeabilité, la boucle, l’intervention, la performance…


CALDERON
Film 16mm couleur son mono optique – 34′ – 2001 –
Réalisation : Jean-Marc Musial
Avec : Alain Macé, Virginie Di Ricci, Bruno Marin et Bouzid Bazi
Production : Le Fresnoy Studio National des Arts Contemporains.

Adaptation de trois épisodes de la pièce « Calderon » de Pier Paolo Pasolini.
« Le rêve devait avoir une fin mais non cet amour. Qu’est-ce qu’il a voulu dire par là Calderon de la Barca ?. » (P.P.P)

Voir ce film projeté sur le site vivant de Calderon (3 heures de création théâtrale pour 16 épisodes, 11 acteurs et 4 cadreurs) ou voir cet objet cinématographique pour lui-même ne relève pas de la même émotion. Forcément, la première forme est un désir de partition totale. La seconde, est une quintessence picturale. Ce film 16mm apparaît anti-moderne par ses signes mais férocement précis dans ce qu’il désigne sans cesse : le rapport intime avec le pouvoir. On ne peut toutefois le qualifier de politique car « in-actu » , bien qu’il se heurte à ‘l’irreprésentabilité’ des camps de concentration, où désormais les Rosaura n’auront plus d’autres lieux où se réveiller ». — Jean-Marc Musial


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Virginie Di Ricci