Rencontre avec Jean-Marc ROUILLAN

Pour la sortie de son livre Dix ans d’Action directe aux éditions Agone.

Entrée libre


« Le nom “Action directe” a surgi lors d’une réunion dans un tout petit appart donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été avancé par un camarade italien qui y participait. Ceci expliquait-il cela ? Savait-il que la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du siècle était Azione Diretta ? Lorsque ce nom est apparu officiellement, nombreux furent les censeurs : ils ne voyaient que référence au militarisme ou à l’anarchisme. C’était oublier que ce terme appartient au patrimoine de toute la classe prolétarienne. “Action directe” est l’ancien terme pour “autonomie”. »

Du choix de la lutte armée à l’emprisonnement de 1980 et l’amnistie de 1981, de l’investissement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte d’or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l’arrestation de 1987 en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann-Marc Rouillan raconte pour la première fois l’histoire interne d’Action directe. Analyse critique par l’un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d’un fragment de l’histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.

Jann-Marc Rouillan est l’auteur d’une dizaine de livres, dont trois volumes De mémoire (2007–2011).


Né en 1952 à Auch, Jean-Marc Rouillan a été incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action directe. Il est vit aujourd’hui en liberté conditionnelle et travaille entre le sud de la France et le Venezuela. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, il a notamment publié chez Agone La Part des loups (2005), Chroniques carcérales (2008), De Mémoire I, II, III (2007, 2009, 2011). Dernier livre paru, la réédition de son premier, Je hais les matins (2015).


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agone.org/memoiressociales/dixansdactiondirecte

fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Rouillan