HORS-ZONE – Cassandro el exotico!

Un film de Marie Losier

Fr | Doc | 2018 | 1h 13 | vostfr | Tarif : 7,50 €/5,50€

Avec Cassandro

En présence de la réalisatrice

Dans le cadre du Mois du Film Documentaire, en partenariat avec l’École des Beaux-Arts

Séance précédée d’une projection de deux courts métrages de Marie Losier, suivie d’une rencontre ouverte à tous, à l’École des Beaux-arts de Nîmes à 16h.


Dans le monde flamboyant de la Lucha Libre, Cassandro est une star incontournable. Il est le roi des Exóticos, ces catcheurs mexicains travestis. Malgré ses mises en plis et ses paupières maquillées, Cassandro est un homme de combat extrême, maintes fois Champion du Monde, qui pousse son corps aux limites du possible. Après 26 ans de vols planés sur le ring, Cassandro est en miettes, le corps pulvérisé et le moral laminé par un passé traumatique. Il ne veut cependant pas s’arrêter ni s’éloigner du feu des projecteurs…


Marie Losier (né en 1972 en France) est une cinéaste et commissaire qui travaille actuellement à New York. Les films et vidéos de Losier ont été exposées dans des musées, des galeries, biennales et festivals. Elle a étudié la littérature à l’Université de Nanterre en France et a ensuite poursuivi ses études à New York. Elle a fait plusieurs portraits filmés sur divers artistes, musiciens et compositeurs d’avant-garde tels que Mike et George Kuchar, Guy Maddin, Richard Foreman, Tony Conrad et Genesis P-Orridge. À travers son travail non conventionnel, lyrique et fantaisiste, Marie Losier explore la vie et l’œuvre de ces artistes. Ses films sont présentés autant dans des festivals que des musées, tels que la Tate Modern, la Biennale du Whitney, PS1, MOMA, Le Festival du Film de Berlin, Le Festival International du Film de Rotterdam, Tribeca Film Festival, Le Cinémathèqhe Française et le Centre Georges Pompidou à Paris.

Losier a commencé à travailler sur son premier long métrage il y a 5 ans, dans lequel elle raconte la vie du virtuose Genesis Breyer P-Orridge, et son groupe Psychic TV. Son travail inachevé a été exposé au Centre Georges Pompidou en 2009 pour ouvrir « Hors Pistes » ainsi qu’à la Cinémathèque Française à Paris.

Elle vit et travaille à New York et est un commissaire à l’Alliance Française depuis 2000, où elle présente une série de films hebdomadaires. Tout en travaillant à l’Alliance Française, elle a accueilli de nombreux réalisateurs et artistes, comme Raoul Coutard, William Klein, Claire Denis, Chantal Akerman, Jane Birkin et Jeanne Moreau.

Elle a également programmé des films expérimentaux au Robert Beck Memorial Cinéma et à Ocularis et aujourd’hui, elle présentent des séries de films expérimentaux en Europe et partout dans les États-Unis.


Projection de 2 courts métrages suivie d’une rencontre avec Marie Losier à l’École des Beaux-arts de Nîmes à 16h. Entrée libre

The Ontological Cowboy
de Marie Losier
Fr-| 2005 | 16 min

Avec Richard Foreman, Juliana Francis, Tom Ryder Smith et JaySmith.
“Le théâtre est une affaire de sexe”, du moins selon Richard Foreman, le père du théâtre ontologique-hystérique. The Ontological Cowboy est une invocation de Foreman relative à la destinée du théâtre d’avant-garde. Foreman y joue son propre rôle, et les acteurs y miment ses préoccupations. Si “l’équipe du film a l’air de tant souffrir”, c’est pour une bonne raison : la violente renaissance du théâtre américain, et Foreman en est la sage-femme. Voir un extrait.

DreaMinimalist
de Marie Losier
USA | 2008 | 27 min

Tony Conrad par lui-même. Devant la caméra de Marie Losier, le violoniste américain, membre fondateur, avec LaMonte Young et John Cale, du Dream Syndicate, compagnon de route du minimalisme, complice de Charlemagne Palestine, expose deux autres facettes de son talent : celles du performeur et du cinéaste expérimental. Dans une suite de mises en scène truculentes, il rejoue l’histoire de sa vie.
Le secret des artistes américains, ceux qui ont participé au mouvement d’émancipation des années 1960, serait-il de rester de grands enfants ? Tony Conrad, 68 ans au moment du tournage, s’amuse comme un fou et comme il l’annonce dès le début du film, gare à ceux qui voudraient l’en empêcher !
Tout en racontant son parcours, les pénibles leçons de violon de l’enfance, les spectacles de marionnettes avec sa mère, l’émigration à New York où l’underground bouillonne, sa collocation avec Jack Smith, le réalisateur de Flaming Creatures (1963), chef-d’œuvre du cinéma queer, cette figure bedonnante et grisonnante se livre à des danses excentriques, se déguise en rappeur à capuche, saute à pieds joints sur un lit habillé en nourrisson et cuisine des conserves à partir de pellicules de cinéma…
Pantomime, clowneries, dérision, la performance ne s’arrête jamais ! La joie est impérative. La bande son est entièrement signée par l’artiste (quand elle ne provient pas de sa collection de disques). Voir un extrait.


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www.cinema-semaphore.fr

Mois du film documentaire

Carré d’art Bibliothèque

Ecole des Beaux-arts de Nîmes